Un accident de parcours, ça arrive ! La première chose à faire si le préservatif a craqué ou glissé, c'est de ne pas paniquer.

Même si la rupture a eu lieu avant l'éjaculation, le risque est le même : le liquide pré-séminal (sécrété par l’homme pendant l'érection) contient des spermatozoïdes et peut transmettre des virus. Dès que vous constatez la rupture, arrêtez le rapport et lavez l'extérieur de vos parties intimes à l'eau et au savon doux. (Mesdames, ne faites surtout pas de douche vaginale interne, cela risquerait de pousser les germes vers l'utérus).

Une fois le calme revenu, vous devez vous poser deux questions urgentes pour agir efficacement.

1. Risque de grossesse : prenez la pilule du lendemain

La question à se poser : Ma partenaire féminine utilise-t-elle une contraception régulière (pilule, stérilet, implant) ? Si la réponse est oui, et qu'il n'y a eu aucun oubli, vous êtes tranquilles de ce côté-là. Si la réponse est non, il faut agir vite.

Rendez-vous le jour même ou dès le lendemain en pharmacie pour demander une contraception d’urgence (la fameuse "pilule du lendemain").

  • C'est 100 % gratuit : En France, elle est désormais totalement gratuite en pharmacie pour toutes les femmes (majeures comme mineures), et délivrée sans ordonnance.

  • Le timing est crucial : Plus elle est prise tôt, plus elle est efficace. Selon le modèle délivré (au lévonorgestrel ou à l'ulipristal acétate), elle doit être prise au maximum dans les 3 à 5 jours (72h à 120h) suivant l'incident.

À noter : La pilule du lendemain n'est pas fiable à 100 %. En cas de retard de règles dans les semaines qui suivent, faites un test de grossesse.

2. Risque d'IST et VIH : le traitement d'urgence (TPE)

La question à se poser : Mon ou ma partenaire a-t-il/elle fait un test de dépistage récent certifiant qu'il/elle n'a aucune IST ni le VIH ? Si vous êtes en couple exclusif et que vos deux tests récents sont négatifs, pas de panique. En revanche, s'il s'agit d'un partenaire occasionnel ou récent dont vous n'êtes pas sûr à 100 %, la prudence est de mise (même s'il vous jure qu'il est "safe").

  • Direction les urgences : Rendez-vous le plus tôt possible aux urgences de l'hôpital le plus proche ou dans un CeGIDD (Centre de dépistage).

  • La course contre la montre : Un médecin évaluera le risque et pourra vous prescrire un Traitement Post-Exposition (TPE). C’est un traitement préventif d'un mois qui empêche la contamination par le VIH. Il doit impérativement être démarré avant 48 heures (l'idéal étant dans les 4 heures suivant la rupture).

  • Vous devrez ensuite réaliser des tests de dépistage complets dans les semaines suivantes pour confirmer l'absence d'infection.

Pourquoi un préservatif craque-t-il ? (Les 6 erreurs à éviter)

Le latex, le polyuréthane et le polyisoprène sont des matières d'une résistance exceptionnelle. Lorsqu'un préservatif certifié explose, c'est (presque) toujours dû à une erreur de manipulation. Voici les règles d'or pour ne plus jamais que ça vous arrive :

  1. Vous avez négligé la norme : N'achetez que des préservatifs portant le marquage CE ou NF (comme tous ceux vendus sur Condomz.com). C'est la garantie qu'ils ont passé les tests d'éclatement stricts.

  2. La taille n'est pas adaptée : Un préservatif trop grand va glisser ; un préservatif trop petit ou trop serré va s'étirer à l'extrême et craquer. Prenez le temps de trouver votre taille idéale.

  3. Le réservoir n'a pas été pincé : Lors de la mise en place, il faut toujours pincer le petit bout du préservatif avec ses doigts. Si vous y laissez de l'air, il formera un ballon qui explosera sous la pression lors de la pénétration.

  4. L'ouverture avec les dents ou les ongles : Ouvrir l'étui en aluminium avec vos dents, des ciseaux ou des ongles longs crée des micro-coupures invisibles à l'œil nu sur le latex. Déchirez toujours l'emballage délicatement avec la pulpe des doigts.

  5. Le mauvais lubrifiant : L'utilisation de corps gras (huile de massage, beurre, vaseline, crème) détruit le latex en quelques minutes et le fait craquer. Utilisez uniquement du gel intime à base d'eau ou de silicone.

  6. Le manque de lubrification (surtout en anal) : Contrairement au vagin, l'anus ne s'autolubrifie pas. Les frictions y sont beaucoup plus intenses. Pour la sodomie, utilisez toujours un préservatif renforcé associé à une dose généreuse de lubrifiant !

Le saviez-vous ? Mettre deux préservatifs l’un sur l’autre est la pire des idées ! Des poches d’air vont se former et le frottement du latex contre le latex va obligatoirement les déchirer tous les deux.

Wilfried Borg — Fondateur de CondomZ, Distributeur, grossiste de préservatifs et lubrifiants depuis 2003, et créateur de la marque de Préservatifs Condomz.

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