Aujourd'hui, il se décline en dizaines de tailles, de textures et de parfums sur Condomz.com. Mais l'histoire de la capote est longue, étonnante et parfois un peu farfelue ! Cuir, intestins d'animaux, ordonnances médicales... Découvrez 7 anecdotes insolites que vous ne soupçonniez pas sur le préservatif.
1. Le premier préservatif serait peint sur les murs de Lascaux !
Dans son livre « Johnny Come Lately : A Short History of the Condom », l’auteure Jeanette Parisot révèle la présence d’un homme portant ce qui s'apparente à un préservatif sur les murs de la célèbre grotte de Lascaux. La peinture daterait d’au moins 15 000 ans ! Même si l'objet semble être utilisé pendant un rapport sexuel, impossible de savoir pourquoi nos ancêtres s'en servaient : rituel magique, contraceptif primitif ou protection contre les maladies vénériennes ? Ces trois explications sont plausibles. Les hommes de l’époque avaient sans doute déjà compris le lien entre l’acte sexuel et la grossesse, ou remarqué les infections pouvant survenir quelques jours après un rapport. Le mystère reste (presque) entier !
2. La (terrifiante) recette de fabrication artisanale de 1824
Il a fallu beaucoup de temps avant que le préservatif ne devienne un objet du quotidien que l’on peut commander en quelques clics. Autrefois, il fallait le fabriquer soi-même de façon artisanale... et avoir le cœur bien accroché ! Un texte de 1824 donne la recette de fabrication d’un préservatif, en pas moins de 12 longues étapes, à partir d’un intestin de mouton (intestina caeca). Vu le temps de préparation, pas étonnant que ces premiers modèles étaient lavés et réutilisés plusieurs fois !
Voici un extrait de la recette (à ne surtout pas reproduire chez soi, évidemment) :
« Pour commencer, prenez un petit intestin de mouton. Faites-le tremper dans de l’eau claire pendant plusieurs heures. Retournez-le et mettez-le dans une solution de soude caustique. Changez la solution toutes les 12 heures. Ensuite, sortez l’intestin et grattez-le soigneusement avec un couteau pour retirer toutes les impuretés et enlever le mucus. Passez l’intestin nettoyé sous de la vapeur de soufre pendant quelques minutes, puis lavez-le bien avec de l’eau et du savon. Déroulez-le, faites-le sécher, puis coupez-le sur une longueur de 18 à 20 cm. Terminez en cousant un ruban de soie sur le bord de la partie ouverte. Avant de l’utiliser, plongez-le dans de l’eau pour l’assouplir. »
3. Les premiers préservatifs n’étaient disponibles que sur ordonnance
Au XIXe et au début du XXe siècle, les préservatifs n’étaient disponibles que sur ordonnance médicale. Les médecins les prescrivaient exclusivement aux maris pour qu'ils puissent se protéger des maladies transmises par les prostituées. En revanche, ils refusaient catégoriquement de les prescrire aux femmes, de peur qu'elles ne s’en servent comme moyen de contraception pour contrôler leurs grossesses. Vous avez dit machisme ?
4. Le plus vieux préservatif retrouvé date de 1642
C'est lors des fouilles du château de Dudley en Angleterre qu'ont été découverts des fragments de préservatifs en intestin de porc et de mouton datant des années 1642 à 1647. Cinq fragments ont d'abord été découverts et assemblés. Plus tard, cinq autres préservatifs ont été retrouvés, enveloppés les uns dans les autres ! Ils servaient très certainement à se prémunir des maladies vénériennes (comme la syphilis), qui faisaient des ravages à l’époque.
5. Les soldats américains de la 1ère Guerre mondiale en étaient privés
Durant la Première Guerre mondiale, les préservatifs n’étaient pas distribués aux soldats américains, contrairement à d'autres armées. La raison ? L’Association Américaine d’Hygiène Sociale estimait que si les soldats n’étaient pas assez vertueux pour rester abstinents au front, alors ils méritaient les maladies qu’ils attrapaient en guise de "châtiment divin". Résultat : la plupart sont revenus au pays avec une IST (Infection Sexuellement Transmissible), qu’ils ont ensuite transmise à leurs épouses...
6. Les distributeurs de préservatifs existent depuis 1928
Cela fait près d'un siècle que le premier distributeur a été mis en service par la marque Fromm’s en Allemagne ! Ce distributeur, appelé Fromms Act, était aussi connu pour arborer une copie du visage de Mickey Mouse en guise de logo. Vendre des préservatifs en libre-service a très vite posé des problèmes de morale aux esprits conservateurs, notamment aux États-Unis, où certains considéraient cela comme une incitation à la débauche. Un débat qui a d'ailleurs longtemps persisté en France concernant l'installation de distributeurs dans les lycées !
7. Le futur : le préservatif "invisible" en gel
Pour tous ceux qui, au fil des siècles, ont été obligés d’enfiler des préservatifs en cuir, en soie, en intestins ou même en latex épais, le préservatif invisible ressemble à de la science-fiction. Pourtant, pour les générations futures, un gel liquide qui se solidifie avec la chaleur du corps (lors de la pénétration) pourrait être la prochaine grande révolution ! L’Université de Laval au Québec, en partenariat avec l’Institut Canadien de la Recherche Médicale, a d'ailleurs mené des essais cliniques très prometteurs sur un gel "liquide" capable de bloquer les virus et de protéger les muqueuses lors d’un rapport. Affaire à suivre !
Wilfried Borg — Fondateur de CondomZ, Distributeur, grossiste de préservatifs et lubrifiants depuis 2003, et créateur de la marque de Préservatifs Condomz.




















Partager:
Bien choisir son préservatif
Durex : près d'un siècle au top de l’innovation